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Présentation - Les traductions

Si Boris Vian s'est contraint, dans la plupart des cas, à faire des traductions pour vivre, aujourd'hui ses propres romans et autres écrits sont traduits avec force de succès dans presque toutes les langues.

Il eut des propositions très différentes comme celle de traduire August Strindberg, dramaturge suédois.

Deux éléments d'importance accompagnaient Boris Vian dans ce genre d'exercice : rien ne l'arrêtait et il travaillait dur.

L'anglais ne lui posant presqu'aucun souci, il s'est vu embarqué dans une traduction qu'il a détesté faire ; en effet, Boris Vian, anti-militarisme viscéral, a eu la lourde charge de traduire "L'Histoire d'un soldat" du Général Omar N. Bradley. Plus de neuf cents pages écrites à la main puis tapées à la machine à écrire. La quatrième de couverture vante les mérites de ce Général américain qui participa à la seconde guerre mondiale en Europe, adoré par ses troupes, qui mirent leurs vies à sa disposition.

Tandis qu'Ursula lui massait les épaules, il passait des heures devant son bureau, il pensait déjà à ce qu'il allait écrire, en 1951, pour se venger. Cela donna Le goûter des généraux, pièce de théâtre virulente sans en avoir l'air. Elle fut jouée pour la première fois après la mort de Boris Vian, en 1965 en Allemagne ; cela aurait sans doute plu à l'auteur.

Heureusement, les séries noires et autres romans américains, nouvellement arrivés sur le continent européen juste après la Libération, lui firent du bien  : Richard Wright, Raymond Chandler, Nelson Algren, Kenneth Fearing, James M. Cain, Dorothy Baker, Peter Cheyney, Lesley Blanch...

Il connaissait bien ce genre de littérature qu'il ne voyait pas comme une sous-littérature mais bien comme un genre à part entière, ce qui ne s'est pas démenti.

Le Monde des non-A de A.E. Van Vogt fut certainement celui qu'il eut le plus de plaisir à traduire, ce livre alliant exactement science, imaginaire et littérature. Boris Vian était passionné par la science-fiction. Ce titre reste l'un des plus importants ouvrages de toute la littérature de S.F. et la traduction de Boris Vian fait toujours autorité.

Puis dans un registre différent : la traduction des textes de Bertolt Brecht et Kurt Weil. A la demande de Jacques Canetti et pour la chanteuse Catherine Sauvage, beaucoup de chansons devaient être traduites. Boris Vian, comme souvent, était la première personne à laquelle on pensait pour son efficience bien connue. Cela fut fait et tout le monde fut content à tel point que quelques airs très connus de Brecht/Weil sont toujours chantés dans les traductions de Boris Vian.

Il y eut également beaucoup d'autres chansons. Boris Vian savait transposer le thème ou l'émotion d'une chanson de l'anglais au français. Ces traductions étaient très appréciées du temps où il travaillait pour les éditions musicales Philips-Fontana.

À ce jour, nous ne connaissons certainement pas toutes les adaptations et traductions de Boris Vian soit parce qu'il signait sous un pseudonyme, grande spécialité du Bison Ravi, soit parce que cela n'avait pas beaucoup d'importance à ses yeux et qu'il n'en gardait aucune trace.

Contrats étrangers

Actuellement Boris Vian est traduit dans plusieurs dizaines de langues. Les premiers éditeurs à s'intéresser à l'œuvre de Boris Vian ont été les Japonais et les Allemands suivis des Yougoslaves et des Sud-Américains puis tous les pays de l'Est, la Scandinavie, puis toute l'Europe, les derniers à s'y intéresser étant les Américains et les Chinois.

Il est impératif de prendre contact avec l'éditeur concerné selon le titre de l'œuvre en vous reportant à la liste des ouvrages dans la rubrique Editeurs. En cas de traductions d'extraits, il est important de donner le titre exact de l'œuvre d'origine.

Les éditeurs établiront un contrat tripartite dans lequel le délai de publication sera défini ainsi que le tirage et le prix du volume.

Des exemplaires justificatifs seront envoyés à la Cohérie selon les termes du contrat.











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