Présentation - Les adaptations cinématographiques
Très tôt, Boris Vian manifeste une véritable passion pour le cinéma, qui ne se démentira jamais.
Il emmène régulièrement son fils
Patrick au cinéma voir des westerns, des comédies ;
il se réserve le policier et la science-fiction. Michelle, sa
première épouse, l'accompagnera souvent ainsi que
le Major.
Dès 1941, Boris Vian s'essaie à l'écriture de
petits scénarios. C'est une sorte de tradition dans la
famille ; en effet, son père, Paul Vian, détenait
une caméra Pathé Baby et aimait à faire de
petits films avec sa famille et ses amis.
Plus tard, Boris Vian recherche un moyen de voir ses écrits mis en
images mais il faut se mettre en quête pour trouver des
financements ; c'est trop long, trop compliqué pour
un Boris Vian fourmillant de projets ; de plus l'aboutissement
d'une réalisation est très incertaine et Boris
Vian aime à voir se concrétiser rapidement ce qu'il
fait.
Pourtant en 1947, avec Raymond Queneau et Michel Arnaud, avec lesquels il
partage un grand intérêt pour le cinéma et qui
rédigent aussi des scénarios, ils fondent une société
de production nommée Arquevit (Arnaud-QUEneau-Vian et le T pour signifier l'urgence de la
réalisation en question). Après quelques mois
d'existence et la publication d'un scénario nommé
"Zoneilles" jamais tourné, la
société de production s'arrête là.
De 1946 à 1959, Boris Vian apparaît dans des courts et
longs métrages et signe plusieurs commentaires.
Le rapport de Boris Vian au cinéma est fait
de rêves, de découvertes et d'engouements
spontanés ; il aura nombre de conversations avec son ami
Pierre Kast.
La mort de Boris Vian tient d'un vrai scénario puisqu'il meurt à la
projection en avant-première du film J'irai cracher sur
vos tombes. Certainement il n'aurait pas aimé ce
"mauvais" scénario.
Les collaborations de Boris Vian au cinéma
1946 : Madame
et son flirt
Réal. :
Jean de Marguenat. Scén. : Jean de Marguenat et Michel
Duran, d'après le roman de Henry Falk Cousine Léa.
Musique : Louis Gasté.
Avec : Andrex,
Gisèle Pascal, Denise Grey, Robert Dhéry, Josette
Daydé, etc. et Boris Vian (un des musiciens ; les
autres : Alain Vian, Paul Vernon, Georges d'Halluin,
Claude Léon).
Prod./Distr. : "
Films Lutetia". Durée : 104 mn. Première
présentation à Paris : le 3 avril 1946.
Sujet : une
comédie. Madame prend un "flirt" pour
rendre son mari jaloux.
1946/50 :
Saint-Germain-des-Prés
Réal. Jean
Suyeux et Freddy Baume (16 mm).
Avec : Alexandre
Astruc, Juliette Gréco, Roger Vadim, le Major, Raymond
Queneau, Claude Luter, Dizzi Gillespie, Boris Vian, etc.
Sujet : un
documentaire sur les hauts lieux du Quartier. Tourné au
Lorientais, au Tabou, au Vieux-Colombier, au Flore et chez Gallimard
(film saisi).
1946 : La
chasse aux prêtres
Réal. :
Jean Suyeux (16 mm).
Avec Le Major (un
prêtre), Boris Vian (un Chasseur), Eugène Moineau (un
Chasseur). Tournage entre le quai de l'Hôtel-de-Ville et
le métro Saint-Paul (film disparu)
1947 : Bouliran
achète une piscine
Réal. :
Jean Suyeux (16 mm).
Avec : Boris Vian
(le gangster-terroriste), Eugène Moineau.
Prod. : le
ministère de l'Education nationale (sur les 400 mètres
tournés, il resterait 60 mètres)
1947 : Un
film d'amateur
Réal. :
Jean Suyeux (8 mm (120 mètres))
Avec : Boris Vian
(le prêtre vampire), le Major, Jean Boulet.
Sujet : sur des
thèmes vampiriques. (film disparu)
1947 : Une
séquence tournée
à l'Exposition
Surréaliste (Galerie Maeght)
Réal. :
Jean Suyeux et Freddie Baume.
Avec : Boris Vian
et Raymond Queneau (film disparu)
1948 : Ulysse
ou les mauvaises rencontres
Réal. :
Alexandre Astruc (16 mm). Costumes : Jean Cocteau.
Avec : Marc
Doelnitz (Ulysse), Juliette Gréco (Circé), Christian
Bérard (Neptune), Boris Vian (un des Lotophages).
Tourné au
Vieux-Colombier. (film disparu)
1951 : Désordre
Réal. :
Jacques Baratier. Commentaire de Paul Guth, dit par Jacques Baratier.
Musique : Claude Luter et Alain Vian. Chansons : Jacques
Prévert et Raymond Queneau.
Avec : Boris Vian,
Annabel, Juliette Gréco, Audiberti, Orson Welles, Jean
Cocteau, etc.
Prod. : Jacques
Baratier. Durée : 18 mn.
Sujet : Un tableau
satirique de la vie à Saint-Germain-des-Prés
1952 : La
Chasse à l'homme
Réal. et scén. :
Pierre Kast. Commentaire dit par France Roche. Musique : Georges
Van Parys.
Avec : Marthe
Mercadier, Geneviève Page, Gérard Néry, Gérard
Landry et Boris Vian (l'intellectuel). Durée : 18
mn.
Sujet : Le petit
manuel de la séduction
1952 :
Saint-Tropez, devoir de vacances
Réal. et scén. :
Paul Paviot. Commentaire de Boris Vian, dit par Daniel Gélin.
Musique : André Hodeir.
Avec : Juliette
Gréco, Pierre Brasseur, Boris Vian, Odette Joyeux, Raymond
Roulleau, Brigitte Aubert, etc.
Prod. : Pavox
Films. Durée : 30 mn.
Sujet : Sur la
Côte d'Azur, des jeunes comédiens cherchent à
rencontrer des gens célèbres pour se faire des
relations.
1956 :
Notre-Dame de Paris
Réal. :
Jean Delannoy (Eastmancolor). Scén. : Jean Aurenche et
Jacques Prévert, d'après le roman de Victor Hugo.
Musique : Georges Auric.
Avec : Gina
Lollobrigida, Anthony Quinn, Jean Danet, Alain Cuny, Philippe Clay,
etc. et Boris Vian (le cardinal).
Distr. :
"Cocinor". Durée : 100 mn.
Sujet : La
tragique histoire de la belle Esmeralda et du monstrueux Quasimodo.
1957 : Chères
vieilles choses
Réal. :
Raymond Vogel. Commentaire de Michel Arras (Boris Vian), dit par
Jacques Mauclair.
Prod. : "Les
Films d'aujourd'hui". Durée : 20
mn.
Sujet : La chasse
à l'objet par les collectionneurs.
1957 : La
Joconde
Réal. :
Henri Gruel (Eastmancolor). Scénario : Jean Suyeux.
Commentaire de Boris Vian dit par Pascal Mazzotti. Musique :
Paul Braffort.
Avec : Edmond
Tamiz et Boris Vian (le professeur de sourire).
Prod./Distr. :
"Argos Films". Durée : 20 mn.
Sujet : La
"Démystification" humoristique de la
Joconde (Grand Prix International du Court-Métrage au Festival
de Tours 1957 et Palme d'Or au Festival de Cannes 1958).
1957 : Un
amour de poche
Réal. :
Pierre Kast. Scén. : France Roche, d'après
une nouvelles de Waldemar Kaempfert. Musique : Georges Delerue
et Alain Goraguer.
Avec : Jean
Marais, Geneviève Page, Agnès Laurent, etc. et Boris
Vian (le garçon de bain).
Distr. :
"Gaumont". Durée : 85 mn.
Sujet : Une
comédie d'anticipation. Un savant a découvert un
procédé pour réduire la matière.
1959 : J'irai
cracher sur vos tombes
Réal. :
Michel Gast. Scén. et adapt. : Boris Vian et Jacques
Dopagne. Musique : Alain Goraguer. Avec : Antonella Lualdi,
Christian Marquand, Fernand Ledoux, Paul Guers, Claude Berri, etc.
Distr. : "Lux".
Durée : 107 mn.
Sujet : Un drame
radial. La critique des préjugés raciaux existants en
Amérique.
1959-1960 : Les
Liaisons dangereuses
Réal. :
Roger Vadim. Scén. : Roger Vadim et Roger Vailland en
collaboration avec Claude Brulé, d'après le roman
de Choderlos de Laclos. Musique : Thelonius Monk, orchestre de
Barney Wilen et Art Blakey's Jazz Messengers.
Avec : Jeanne
Moreau, Gérard Philippe, Annette Vadim, Jean-Louis
Trintignant, Jeanne Valérie, etc. et Boris Vian (Prevan).
Prod./Distr. :
"Marceau". Durée : 105 mn.
Sujet : Un drame de moeurs. Un couple pense trouver le bonheur dans la licence la plus totale.
1960 : Le
Bel âge
Réal. et Scén. :
Pierre Kast, d'après la nouvelle d'Alberto Moravia
"Un Vieil imbécile" (pour le 1er
épisode). Musique : Georges Delerue et Alain Goraguer.
Avec : Alexandra
Stewart, Françoise Brion, Ursula Kübler, Loleh Bellon,
Jean-Claude Brialy, Jacques Doniol-Valcroze, etc., et Boris Vian
(Boris).
Distr. :
"Columbia". Durée : 100 mn.
Sujet : Une comédie de moeurs en trois volets.
1961 :
L'affaire Nina B.
Réal. :
Robert Siodmak. Scén. : Roger Nimier et R.Siodmak,
d'après le roman de Johannes Mario Simmel. Texte des
chansons (version française) : Boris Vian. Musique :
Georges Delerue.
Avec : Nadja
Tiller, Pierre Brasseur, Walter Giller, Jacques Dacqmine, Etienne
Bierry, etc.
Distr. :
"Cinédis". Durée : 60 mn.
Sujet : L'histoire
d'un aventurier parvenu au faîte de sa puissance grâce
à d'habiles chantages.
1967 : Le
Désordre a vingt ans
Réal. :
Jacques Baratier.
Avec : Boris Vian,
Juliette Gréco, Jacques Audiberti, Antonin Artaud, Claude
Nougaro, Roger Vadim, Alain Vian, etc.
Distr. : "Argos
Films". Durée : 60 mn.
Sujet : sur
Saint-Germain-des-Prés, hier et aujourd'hui.
1968 : L'Ecume
des jours
Réal. :
Charles Belmont (Eastmancolor). Scén. : Pierre Pelegri,
Philippe Dumarçay et Charles Belmont, d'après le
roman de Boris Vian. Musique : André Hodeir.
Avec : Jacques
Perrin, Marie-France Pisier, Annie Buron, Sami Frey, Bernard Fresson,
Alexandra Stewart, etc.
Distr. : "Rank".
Durée : 115 mn.
Sujet : un conte
poétique sur un amour impossible.
Les adaptations cinématographiques
La Cohérie Vian souhaite que lui soit communiquée, dans un premier temps, une note d'intention afin qu'un accord de principe soit délivré. La Cohérie n'a pas d'a priori en ce qui concerne ce type d'adaptations. Des autorisations et réalisations ont déjà été faites aussi bien pour les romans, les nouvelles que les poèmes.
Ces adaptations nécessitent beaucoup de temps, il est alors essentiel de partir sur de bonnes bases puis de rester en contact afin que la seconde étape soit franchie à savoir aller vers une adaptation écrite de l'oeuvre qui sera soumise à la Cohérie. Si l'avancement de l'adaptation et l'engagement établi d'un producteur le permettent, une option contractuelle pourra être signée.
Cette option est rédigée entre toutes les parties, entre le(s) demandeur(s), l'éditeur littéraire (s'il y en a un) et la Cohérie. Cette option est payante et peut être accordée pour une durée de 12 à 24 mois renouvelable selon les cas. Ainsi fait, la mise en oeuvre du film peut alors commencer.
La Cohérie favorise en premier lieu les initiateurs du projet.
A Nageoires (Extrait vidéo) :
court-métrage d'animation réalisé par Fabienne Maunoury (poème extrait de Cantilènes en gelée, Copyright Cohérie Boris Vian 2006)